RESOLUTION DE LA CRISE AU YEMEN:Les regrets du président sénégalais

Publié le par farbasy

wade[1]Après avoir reçu du président Ali Abdalah Saleh la promesse de quitter le pouvoir, le président Wade regrette de n’avoir pas partagé la nouvelle avec le peuple du Yemen avant qu’il ne soit trop tard.

Abdoulaye Wade a un regret : celui de ne pas s’être adressé au peuple yéminite pour leur dire, après sa conversation téléphonique avec leur président  Ali Abdallah Saleh, que ce dernier était prêt à quitter le pouvoir. Cette confidence a été faite au retour du voyage de Benghazi. Le chef de l’Etat soutient, en effet que l’homme fort de Sanaa lui a fait la promesse de lâcher prise la veille de l’attaque qui a failli lui ôter la vie. « Je suis prêt à partir mais pas sous cette forme clandestine. Je pars publiquement. Ma seule exigence c’est qu’on organise une conférence de presse avec tous les journalistes et je ferais ma déclaration pour partir », lui a dit Ali Abdallah Saleh. Ce à quoi Wade répond : « au point où vous en êtes, avec tous ces morts qu’il y a, maintenant que vous acceptez de partir si vous voulez venez au Sénégal». Le président du Yemen objecte : «  je vous remercie beaucoup mais je ne quitterai pas le Yemen. Je suis né ici, j'ai grandi ici. Je veux mourir ici et être entérré ici ».

Après cette conversation, Abdoulaye Wade regrette. « Au fond, j’aurai pu m’adresser au peuple yemenite pour leur dire que votre président vient d’accepter de partir. Il faut arrêter les manifestations. Ce n’est pas la peine de continuer à vous entretuer. J’avoue que je ne l’ai pas fait tout de suite jusqu’au lendemain. C’est donc le lendemain qu’il a été bléssé », confesse le président de la République visiblement amer de n’avoir pas participé au règlement de la crise au Yémen.

Farba Alassane SY

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