RENCONTRE ENTRE IDY ET DJAMIL A FASS:Le « Ma Waxoon waxeet » de Wade au menu

Publié le par farbasy

DSC_0184-1-.JPGDes leçons de décence, Abdoulaye Wade en a reçu hier en provenance de Serigne Mansour Sy Djamil et Idrissa Seck. Se basant sur le Coran et les valeurs africaines, les deux hommes appellent le président de la République à respecter sa parole.

 

Le fameux « ma waxoon waxeet » (j'avais dit, je me dédis) de Wade continue de donner de l'urticaire aux opposants. Venu rentre visite hier à Serigne Mansour Sy Djamil suite à son agression, Idrissa Seck et le leader du Mouvement citoyen Bes du Niakk ont exprimé tout le mal qu'il pensent de cette bourde présidentielle. Se référant à la religion islamique et à la culture sénégalaise, les deux hommes politiques ont montré que le chef de l'Etat a transgressé les valeurs nationales. Citant le Coran, Idrissa Seck rappelle cette parole divine: « bienheureux sont les croyants qui préservent les dépôts à eux confiés et qui honorent leurs engagements ». Et de rappelere cette maxime bien sénégalaise qu'est « Gor tha wakh dja » (l'homme c'est la parole). « Que le chef de l'Etat abîme ce fondement culturel  est un danger et une calamité pour notre nation », s'insurge t-il.

Abondant dans le même sens, Serigne Mansour Sy Djamil est d'avis que « Si c'est le père de famille qui devant sa porte est en train taper au tam tam, si les gens qui sont à l'intérieur de cette maison dansent, cela ne doit étonner personne ». Une manière de faire savoir que le chef de l'Etat peut servir de mauvais exemple à à la jeunesse sénégalaise. « Nous donnons des éducations ici dans le Daara, Il ne faut pas que les fondements  de cette éducation soient contredits par un discours d'Abdoulaye Wade », s'inquiète d'ailleurs ce petit fils d'El Hadj Malick Sy. A l'en croire, «même un enfant qui est né aujourd'hui est contre ce que le président a dit ». Ne s'arrêtant pas seulement à déplorer la déclaration de Wade, Djamil prédit qu'elle pourrait coûter cher au président de la République. Pour preuve, le leader de Bess du Niakk se réfère à l'histoire politique française citant Charles Pasqua lorqu'il aurait affirmé en 1995 que « les promesses n'engagent que ceux qui y croient ».  Et d'ajouter que cela « a provoqué une très grande bataille syndicale qui a rendu impossible la continuité du Gouvernement tel qu'il était. Ce qui avait poussé le président Chirac à dissoudre l'Assemblée nationale et à organiser des élections anticipées ». Toujours dans son raisonnement, Djamil note que par ironie de l'histoire la fameuse citation polémique et l'idée d'élections anticipées sont contenus dans le discours de Wade du 14 juillet dernier. Et de conclure: « cela n'avait pas porté chance à Pasqua et ses compagnons. C'est pourquoi pense qu'il en sera de même pour Wade ».

Farba Alassane SY

 

 

 

 

DEPLORANT LA VIOLENCE AU SENEGAL, DJAMIL DECLARE

 

« Sindjely Wade pourrait ne plus aller seule au restaurant »

 

«Le fils de Serigne Moustapha doit avoir la possibilité d'aller voir les ouailles de son père et ne recevoir aucune agression chimique ». Telle est la conviction de Serigne Mansour Sy Djamil suite à son agression il y a une semaine à Thiaroye. Visiblement choqué par ce douloureux épisode, le marabout s'inquiète à propos de l'avenir du pays si de tels actes se perpétuent. Il est d'avis qu'en cas de pourrissement du climat socio politique, Sindjély Wade ne pourrait plus aller manger tranquillement dans les restaurants sans se faire accompagner par des garde du corps. Ce que, à l'en croire n'est pas le cas actuellement puisque la fille du chef de l'Etat peut apparaître en public sans se faire escorter. « C'est ce Sénégal là que j'aime », remarque Djamil.

Le dimanche 10 juillet, ce marabout a été aspergé vers 23 heures de produits toxiques alors qu'il animait une conférence religieuse au quartier de Djeddah-Thiaroye. Ce qui a causé plusieurs lésions autour de ses yeux.

F.A SY

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