PRINCIPALE RESOLUTION DU SEMINAIRE DE NGOR DIARAMA:Bennoo cherche un candidat de rassemblement de l’unité

Publié le par farbasy

arton4680[1]A l’issue du séminaire de Ngor Diarama, la coalition de l’opposition a adopté le principe de la candidature unique. En cas de victoire électorale en février 2012, la candidat de Bennoo ne devra rester que trois ans à la tête de la République avant de démissionner au terme d’une période dite de transition. L’Apr est foncièrement contre ces décisions. Aj/Pads montre ses réserves.

Un pas important a été franchi par Bennoo samedi lors de son séminaire à l’hotel Ngor Diarama : le sempiternel débat entre candidature unique et celles plurielles a été finalement tranché. Au terme de plusieurs heures de conclave, les leaders de l’opposition ont décidé, à l’écrasante majorité d’adopter une candidature de rassemblement et de l’unité à l’élection présidentielle de 2012. A l’exception de l’Apr/Yakaar, qui a rejeté cette décision et d’Aj/Pads, qui a noté quelques réserves, la trentaines d’autres formations politiques de la grande coalition de l’opposition opte finalement pour un candidat de l’unité. Parmi ceux-ci figurent le Ps, l’Afp, la Ld, le Pit, le Rsdtds, le Mouvement Tekki,Yonou Askan wi, les deux Rnd, le Msu etc. Par cette désision, ces partis décident d’aller ensemble, sous une même banière, à l’assaut de la citadelle présidentielle occupée par Abdoulaye Wade. De même, Bennoo Siggil Senegaal a exprimé sa « ferme volonté d’aller par la suite uni aux élections législatives de 2012 ». Autant dire que les partis de l’opposition ont l’intention de gouverner ensemble en cas de victoire électorale en février 2012.

Autre décision majeure prise par les camarades de Dansokho, l’adoption d’une  période de transition « la plus courte possible, qui ne peut dépasser trois années, mais nécessaire à l’approbation de la nouvelle Constitution deux mois après le début du mandat du président de la République, à la mise en place des nouvelles institutions et de nouveaux organes, à la mise en œuvre des mesures d’urgence du programme économique et social prioritaire, au retour de la paix en Casamance ». En d’autres termes, ce président qui aura un mandat écourté devrait être chargé de refonder toutes les institutions de la République avant de s’engager à démissionner trois ans après son élection. Ensuite, il devra organiser une nouvelle élection présidentielle à laquelle il ne pourra prendre part.

En approuvant ces principes restrictifs, les signataires de la résolution de Bennoo s’engagent ainsi à ne pas s’accrocher au pouvoir en cas de victoire électorale au mois de février prochain. Comme pour mieux s’assurer de la loyauté des tous les signataires de la résolution de l’hotel « Ngor Diarama », tous leurs engagements seront scellés par un pacte politique et un serment.

 

EXCLUSIF : Le serment que devrait prononcer le candidat de l’unité de Bennoo

 

Dans un document intitulé « avant projet du serment d’engagement ethique et politique du candidat de l’unité de Bennoo Siggil Senegaal et de ses partenaires », dont nous avons réussi a obtenir une copie, il est fait état des engagements que le candidat désigné devrait donner devant le comité national de pilotage des assises nationale ou devant un jury d’honneur constitué autour de peronnalités politiques et de légitimités représentatives des forces vives de la Nation. Dans le texte en question, le candidat de l’opposition devrait s’engager « devant le peuple sénégalais et devant l’opinion internationale » à respecter toutes les conditions restritives  d’une présidence de transition. Il devra accepter de « mettre fin a (sa) fonction de président de la République à la fin de la période de transition de trois ans, en organisant une nouvelle élection présidentielle » puis  de « ne pas être candidat à cette nouvelle élection présdentielle tenue immédiatement après la transition ». De même, il devra s’engager à « tenir un référendum sur la nouvelle Constitution validée par Bennoo et les partenaires des Assises nationales, dans les deux (02) mois suivants (son) installation à la fonction de Président de la République du Sénégal » et « à organiser les élections législatives, en couplage avec le référendum, sur la base des accords noués par l’équipe Bennoo et ses partenaires ».

 

 

Les raisons du rejet de la résolution par l’Apr

 

« L’Apr n’a pas signé cette déclaration pour une raison simple puisque l’Apr ne peut pas endosser une position sur la candidature alors qu’en fait cette question n’a pas fait l’objet de discussions ». Telle est l’explication donnée par Seydou Gueye pour expliquer le rejet par son parti de la résolution de Ngor Diarama. Le porte parole des républicains dit ne pas comprendre que la question de la candidature, qui n’était pas l’objet du séminaire, puisse figurer dans la résolution finale. « Quand lors notre première prise de parole, l’Apr a parlé de la candidature de Bennoo, nous nous sommes vus dire que cette question fera l’objet d’un prochain séminaire », fulmine ce proche de Macky Sall.

De même, Seydou Gueye n’a pas manqué de critiquer le principe de président de transition adopté par Bennoo. « Nos positions ne sont pas en conformité avec un président de transition qui devrait organiser des élections à l’issue d’une période de transition » , indique t-il . Et d’ajouter : « De façon claire, nous ne sommes pas pour une transition qui verrait un président légitimement et démocratiquement élu servir de terme de transition et puis ne pas être candidat à la prochaine présidentielle. »

Avec de telles de différences de points de vues, nul besoin d’être un devin pour savoir que l’avenir de l’Apr au sein de la coalition Bennoo Siggil Senegaal est plus qu’incertain. Ce, même si le porte parole de ce parti continue de clamer l’ancrage de l’Apr dans la grande coalition de l’opposition.

Farba Alassane SY

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