MOT D'ORDRE DE Y'EN A MARRE A LA VEILLE DE LA PRESIDENTIELLE: "Ne rangeons pas nos armes"

Publié le par farbasy

1544284 3 5ad3 les-leaders-du-mouvement-y-en-a-marre-le-27[Depuis la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade par le conseil constitutionnel, les Sénégalais en majorité sont dans les rues pour manifester leur opposition à cette énième forfaiture.
 
 
Comme des vampires assoiffés de sang, Wade et son ministre de l’intérieur Ousmane Ngom ont usé de la répression policière face à la détermination des manifestants pacifiques juste venus dire NON, en exerçant un droit formellement reconnu par la Constitution en son article 8. Des Sénégalais ont perdu la vie dans ces manifestations réprimées dans le sang : Fodé Ndiaye, Mamadou Diop, Mamadou Ndiaye, Mara Dieng à Kaolack, Ousseynou Seck, battu à mort Grand Yoff, El Hadji Thiam tué par balle à Rufisque, Mamadou Sy et Banna Ndiaye tués par balle par des gendarmes à Podor et des disparus et blessés…
 
 
 
Nous présentons encore une fois nos condoléances aux familles éplorées. Y’en a marre prend l’engagement de suivre ces dossiers jusqu’au bout pour que justice soit rendue. Dans cette même lutte pour notre cher Sénégal, beaucoup de dignes fils du pays ont aussi été torturées. Des « Yenamarristes » ont été attaqués et battus par des nervis du parti au pouvoir comme à Kolda. La maison du coordonnateur de l’Esprit Yen a marre de Mbacké a été mis à sac par ces mêmes bandits. D’autres ont subi des intimidations et accusés à tort de délits préfabriqués. Au moment où se tient cette conférence de presse, des Sénégalais sont en détention dans les prisons du pays et dans les brigades de police et de gendarmerie. On peut citer Barthélemy Dias, Malick Noel Seck et tant d’autres engagés dans ce combat. Nous leur disons aujourd’hui que le combat pour lequel ils ont été emprisonnés ou battus ne sera pas vain. Y’en a marre est déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale. A coup sûr, Abdoulaye Wade sera bientôt extirpé de notre système démocratique dont il constitue le principal fossoyeur.
 
 
 
Aujourd’hui, les citoyens se posent légitimement cette question :
 
Comment poursuivre le combat dans le contexte où la majorité des candidats a décidé d’aller à l’élection présidentielle ? 
 
 
 
Meurtris et outrés par le coup de force liberticide et sanguinaire perpétré par Abdoulaye Wade et son clan, certains Sénégalais pensent à boycotter le scrutin afin de montrer leur opposition radicale à cette violation flagrante de la constitution.
 
 
 
Une telle attitude serait pour le régime en place un argument  pour justifier un éventuel hold-up électoral. La lutte doit se poursuivre et se poursuivra dans les urnes. « Daas Fanaanal », ma carte mon arme ! Vous avez longtemps aiguisé vos armes, vos cartes d’électeurs. C’est le moment de les sortir. Ne les rangeons pas.
 
Nous appelons tous les Sénégalais à :
 
 
 
- Aller retirer leur carte d’électeur
 
 
 
-Aller voter massivement
 
 
 
-Ignorer fermement le bulletin de Wade
 
 
 
-Sécuriser leur vote
 
 
 
-Sécuriser les résultats issus des urnes
 
 
 
Le 26 Février restera une date inoubliable dans l’Histoire du Sénégal. Il appartient à chaque sénégalais de faire face à ses responsabilités en s’érigeant en sentinelle de la Démocratie. S’il ne fait aucun doute que le pouvoir juste et légitime est celui du peuple, aujourd’hui, son arme c’est son vote. On ira voter et défendre notre droit même s’il y a des tentatives de confiscation de la souveraineté du peuple. On sortira voter massivement parce que nous n’avons pas le droit de baisser les armes. Et on continuera le combat après la proclamation des résultats pour le triomphe de la démocratie. Pour le Mouvement Yen a marre, Wade n’est pas candidat et cela même si ses bulletins sont présents dans les bureaux de vote.
 
 
 
Ensemble, nous vaincrons.
 
 
 
« Il n’ya pas de destin forclos il n’y a que des responsabilités désertées. »
 
 
 
Dakar le 24 février 2012
 
 
 
 
 
 

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