ATTAQUES DE GADIO , DEVOLUTION MONARCHIQUE DU POUVOIR , TAKKAL…:Karim Wade assène ses vérités

Publié le par farbasy

Avec-20karim-1-.JPGC’est un Karim Wade combatif qui a répondu de manière informelle à nos questions durant le vol reliant Paris à Benghazi. Le fils du chef de l’Etat a visiblement quelques comptes à régler. Cheikh Tidiane Gadio ainsi que les anciens ministres de l’énergie en ont pris pour leur grade.

 

« Gadio est touchait de l’argent de Khadafi »

 

Loin d’être insensible aux critiques acerbes de Cheikh Tidiane Gadio, Karim Wade a visiblement décidé d’apporter une réplique à son contempteur. C’est  durant le trajet aller du voyage du chef de l’Etat à Benghazi en Libye que le ministre de l’Energie a choisi de « crucifier » l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise. Au détour d’une conversation décontractée à bâtons rompus avec quelques journalistes sénégalais, il a lâché cette phrase assassine : « Gadio touchait de l’argent de Khadafi. C’est pourquoi quand il parle de bonne gouvernance je rigole ». Visiblement agacé par les attaques de Cheikh Tidiane Gadio à l’endroit de la famille Wade, Karim veut apparemment discréditer le leader de Luy Jot Jotna qui devrait déclarer sa candidature ce samedi à Thiès. En témoigne cette sentence : « Béchir Saleh, le directeur de cabinet de Khadaffi peut confirmer le montant des enveloppes qu’il a reçu ». Toujours plus offensif, le fils du chef de l’Etat ajoute que Cheikh Tidiane Gadio avait, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, comme destinations favorites la Libye, pour recevoir de l’argent et les Etats unis pour aller voir Condoleeza Rice, ancienne patronne du département d’Etat américain.

 

« Si j’avais les ambitions qu’on me prête, je n’allais pas occuper le poste le plus impopulaire du pays »

 

Toujours dans un style décontracté tranchant avec le style guidé qu’il a habitué aux Sénégalais, Karim Wade a répondu avec une pointe d’humour aux intentions qui lui sont prêtées de vouloir remplacer son père à la tête de l’Etat du Sénégal. « Vous savez, si j’avais les ambitions qu’on me prête, je n’allais pas occuper le poste le plus impopulaires du pays ». Il fait allusion au ministère de l’Energie qu’il dirige depuis quelques mois pour tenter de trouver une solution aux problèmes de délestage. A ce propos, Karim Wade pointe un doigt accusateur vers ses prédécesseurs à la tête de ce département à problème. Ne mâchant pas ses mots, il les a traité d’incapables qui « n’ont fait que des conneries ». Macky Sall et Samuel Sarr apprécieront.

 

« Sarkozy est un ami qui me présente à un autre ami »

 

Décidément loquace et disponible au point de demander à l’auteur de ces lignes de l’appeler simplement « Karim » au lieu de « Monsieur le ministre d’Etat », le fils du chef de l’Etat a évoqué sa fameuse poignée de main avec le président américain Barack Obama. A ceux qui pensent que Nicolas Sarkozy a voulu le présenter à son homologue américain dans le but de faciliter une éventuelle dévolution monarchique du pouvoir, Wade junior juge qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat. « Sarkozy c’est un ami qui me prend et me présente à un autre ami », explique t-il simplement. Et de prévenir qu’il y aura d’autres scènes de ce genre dans les prochains jours.

 

« Je vais laisser mon père aller seul à Benghazi sans l’accompagner ?» 

 

Last but not least, interrogé sur les raisons de sa présence dans le voyage pour Benghazi alors qu’il n’est pas ministre des Affaires étrangères, Karim Wade répond de manière subjective. « Vous pensez que je vais laisser mon père aller seul à Benghazi sans l’accompagner », interroge t-il à ses interlocuteurs de la presse. Comme pour faire savoir qu’il n’est pas un fils à lâcher son père au milieu du gué. Voila qui est dit.

 

Farba Alassane SY

 

 

 

 

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