A UN MOIS DE LA DESIGNATION DU CANDIDAT DE L'OPPOSITION: Etat des lieux dans les partis de Bennoo

Publié le par farbasy

Dans moins de quatre semaines, l'opposition va officiellement parachever son processus de concertation sur sa candidature pour 2002. Pour l'heure, on feint de ne pas personnaliser le débat dans les différents états majors de Bennoo. Ce même si l'enjeu est de taille pour les leaders des partis de l'opposition.

 

La coalition Bennoo s'est engagée la semaine dernière, lors de son dernier séminaire, à parachever son processus de concertation sur le programme et sur la candidature d'ici la fin du mois de mars 2011. Par cette même occasion, elle a affirmé sa détermination à renforcer son unité et sa cohésion ainsi que sa ferme volonté d'aller unie aux élections de 2012. A quelques semaines de l'échéance fixée, Kotch a fait l'état des lieux des quelques états-majors de cette coalition.

Qui sera le candidat que Bennoo choisira pour affronter le régime libéral en février 2012? Bien malin qui saura répondre à cette question. Les différents responsables politiques interrogés sur la question de la candidature préfèrent ne pas personnaliser le débat. A l'image de Moussa Sarr, porte parole de la Ligue démocratique qui affirme que ce parti veut « un candidat à la tête d'une équipe qui sera adossé au programme de Bennoo et à la charte de bonne gouvernance des Assises nationales », Hélène Tine  est d'avis que l'Afp « est pour une candidature unique ou une candidature de l'unité pour que l'esprit de Bennoo prévale ». De même, Ibrahima Sène du Pit renseigne que cette formation politiques veut que « la procédure enclenchée aboutisse de façon heureuse, c'est à dire qu'on arrive à désigner une équipe consensuelle qui choisira son coordonnateur qui sera le candidat de Bennoo ». Ces positions rejoignent celle du leaders socialiste Ousmane Tanor Dieng, qui a déclaré le week end dernier que le Ps opte pour une candidature unique au sein de l’opposition à l’élection présidentielle de 2012.

De toutes ces affirmations, on retient que l'opposition veut montrer qu'elle privilégie l'aspect collectif par rapport aux individualités. D'ailleurs, la question sur la personnalité devant diriger l'équipe de Bennoo agace plus d'un. « Le Pit est candidat à l'équipe de Bennoo », lâche Ibrahima Sène visiblement irrité par cette interrogation.

Du côté de l'Afp, Hélène Tine lance qu'il faut « mettre l'intérêt supérieur du Sénégal devant et mettre de côté les intérêts personnels ». Elle ajoute que « celui qui sera choisi comme candidat sera un chef d'équipe puisque l'esprit d'équipe doit prévaloir ». De même, la porte-parole de l'Afp précise que « Moustapha Niasse est prêt à se ranger derrière tout candidat de Bennoo si ce n'est pas lui ». Ainsi donc, le leader de l'Afp ne s'exclue dans la course à la candidature de Bennoo. Même leitmotiv du côté de la Ligue démocratique. « Le plus important pour nous ce ne sont pas les ambitions personnelles des leaders mais de redresser le pays. Si Abdoulaye Bathily est choisi, c'est tant mieux. S'il n'est pas choisi, la Ld va se ranger derrière le candidat consensuel », avance en effet Moussa Sarr. Selon le Jallarbiste, « tous les partis d'accord autour du schéma institutionnel, de programme et de la charte de bonne gouvernance, doivent aller ensemble ».

A la lumière de cette déclaration, on peut avancer que l'Apr qui a émis des objections à propos de certaines dispositions de l'avant projet de constitution de Bennoo risque de ne pas faire partie de cette dynamique unitaire. Les camarades de Macky Sall ne voient pas d'un bon oeil la diminution des pouvoirs du président de la République tel que proposée par ledit document qui s'inspire de la charte de bonne gouvernance des assises nationales.

Contrairement au calme plat apparent, la bataille de la candidature l'opposition sera rude. Jouant certainement sa dernière cartouche, Moustapha Niasse espère être le porte étendard de l'opposition et remporter ainsi la présidentielle de 2012 après deux tentatives infructueuses en 2000 et 2007. Mais ce sera sans compter sur Ousmane Tanor Dieng, qui compte faire revenir le Parti socialiste au affaires après 12 ans de traversée du désert. De même, Macky Sall sera loin de jouer au figurant, lui qui a été tour a tour Premier ministre et président de l'Assemblée nationale du Sénégal et à qui il ne manque que la fonction de chef de l'Etat pour gravir tous les échelons de la République. Départager ces trois bêtes de politique, tel sera le choix cornélien que Bennoo devra faire dans quatre semaines au maximum. 

Farba Alassane SY

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